Steve Vai au Métropolis – 18 septembre 2012

Publié le 19 septembre 2012

Steve Vai au MétropolisLe cas de Steve Vai est particulier. Jeune prodige découvert par Frank Zappa en 1979 grâce à son habilité à déchiffrer à vue des partitions complexes, sa carrière à suivi un parcours aussi diverse qu’éclectique depuis les 30 dernières années. Souvent perçu comme un simple «guitar hero» des années 80, son approche reste pourtant unique et très différente des conventions du genre. Son style angulaire et acrobatique (Zappa indiquait sur ses pochettes qu’il jouait du «stunt guitar») est caractérisé par un usage exhaustif du vibrato et autres techniques flamboyantes. A tel point que le prestigieux collège de musique Berklee où il a étudié, offre maintenant un cours détaillant ses techniques!

Fortement influencé par le style de FZ, et par le fait même des influences de celui-ci comme Varèse et Stravinsky, ses compositions peuvent parfois paraître un peu cérébrales et étranges, syncopées et percussives au niveau rythmique, mais ils conservent toujours un sens inné de l’harmonie.

De passage à Montréal pour mousser son nouvel album «The Story of Light», le «petit virtuose italien» nous a offert un spectacle endiablé qui a une fois de plus solidifié sa légende de «performer». Racé, expressif, passionné, mobile, il se déplace comme une bête sur son territoire, s’appropriant la scène, modifiant son camouflage selon les courants d’un setlist qui peut passer du touchant (Tender Surrender, Whispering A Prayer) à l’explosif (Building The Church, The Ultra Zone).

Entouré des quelques complices de longue date comme Dave Weiner (guitare), Philip Bynoe (basse) et Jeremy Colson (batterie), Steve agrémente cette fois son groupe de la harpiste électrique (oui, oui, ça existe) Deborah Henson-Conant qui utilise des pédales de distortion et un wah-wah! Il y a seulement Steve Vai pour nous concocter une telle potion musicale!

Bon prince, génereux et badin avec la foule et ses comparses, il nous rappelle dès le départ que «nous sommes ici pour vous faire passer une belle soirèe et avoir du plaisir». Mission accomplie.

Addenda

Seul bémol de cette soirée, la sonorisation. Encore une fois, le Métropolis tombe à court à ce niveau et si vous n’êtes pas placé dans un «sweet spot» vos risquez de trouver le son un peu en bouillie, mal défini et inégal. Mes plus récentes expériences sonores au Corona et à l’Olympia était bien meilleures.

Addenda (bis)

Je m’en voudrais de ne pas mentioner Beverly McLellan qui assurait le réchauffement en première partie du spectacle. Je ne connaissais pas cet artiste folk-blues qui fût révélée lors de la première saison de la série télévisée américaine «The Voice». Une voix et une passion remarquable teintée de «Janis» et de «Melissa». Une belle découverte.

 


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